Clim réversible à Colombes : la pompe à chaleur air-air dans les maisons et les collectifs
Sous l’étiquette « réversible », on achète en réalité une PAC air-air, qui puise l’hiver de l’énergie gratuite dans l’air du jardin colombien et, l’été, rejette dehors la chaleur du salon. Dans une commune aussi pavillonnaire que Colombes, où beaucoup de maisons ont été équipées au fil des décennies de convecteurs ou de chaudières vieillissantes, c’est souvent la porte d’entrée vers la climatisation.
Ce que l’on trouve comme chauffage dans les maisons colombiennes
Les cas de figure les plus fréquents dans les pavillons de la commune sont connus de tous les chauffagistes : radiateurs électriques ajoutés pièce par pièce, chaudière gaz sur radiateurs à eau, parfois une ancienne installation au fioul dans les maisons les plus anciennes. Dans les immeubles collectifs du nord de la ville, le chauffage est souvent collectif et la question se pose surtout pour l’été.
La PAC air-air s’intègre différemment selon la situation. Face à des convecteurs, elle devient le chauffage principal des pièces de vie. Face à une chaudière, elle sert d’appoint en mi-saison, quand il serait dommage de relancer tout le circuit pour un matin frais d’octobre.
Ce qu’apporte la réversibilité, et ses limites
- un seul équipement pour deux usages, donc un seul entretien ;
- une montée en température rapide dans les pièces équipées ;
- par grand gel, l’efficacité diminue, d’où un calcul de puissance fait sur les matinées les plus rudes ;
- un chauffage par l’air, qui ne remplace pas l’eau chaude sanitaire.
Un appareil installé au salon ne réchauffera jamais les chambres de l’étage, puisque la chaleur reste piégée sous le plafond du bas et dans la cage d’escalier. C’est pourquoi nous raisonnons souvent en unités réparties par niveau ou, si les combles le permettent, en réseau de gaines.
Le cas des appartements en chauffage collectif
Quand l’immeuble dispose d’une chaufferie commune, comme bien des résidences au nord de la commune, la fonction chauffage de votre split joue les seconds rôles : elle dépanne en octobre, avant l’allumage collectif, ou réchauffe une chambre orientée plein nord. Un appareil réversible ne coûte pas plus cher qu’un modèle froid seul, et cette souplesse est appréciable. Côté formalités, rien ne change : le groupe en façade doit être accepté par le syndic et l’AG, ou par l’organisme HLM. Si cet accord est refusé, voyez les solutions monobloc.
Ce que change la PAC air-air sur la facture d’un pavillon chauffé à l’électricité
Un convecteur restitue en chaleur exactement l’énergie électrique qu’il consomme. Une pompe à chaleur air-air, elle, puise l’essentiel de la chaleur dans l’air extérieur et n’utilise l’électricité que pour la transporter : pour une même chaleur produite, elle consomme nettement moins, surtout en mi-saison quand il fait doux dehors. C’est pourquoi, dans les maisons de Colombes chauffées pièce par pièce à l’électricité, remplacer les convecteurs des pièces de vie par des unités réversibles est souvent le premier poste d’économie.
Aucun pourcentage de gain ne vous sera annoncé, car tout dépend des murs, de votre façon de vivre et de la rigueur de la saison. En revanche, nous vous expliquons comment régler l’appareil pour qu’il travaille dans de bonnes conditions, plutôt que de le faire forcer à fond en matinée.
Bien choisir la puissance pour l’hiver comme pour l’été
Une erreur courante consiste à choisir l’appareil d’après sa puissance de froid alors que c’est le besoin de chauffage, plus élevé, qui doit guider le choix dans une maison mal isolée. Nous regardons l’isolation des murs et de la toiture, les menuiseries, la surface et le volume des pièces. Un appareil trop faible tournera sans arrêt en janvier ; trop puissant, il fera des cycles courts et usera son compresseur. Pour en savoir plus sur la pose elle-même, consultez la page implantation d’un split.
Questions fréquentes
Maison Loucheur de plain-pied : peut-on tout miser sur la PAC air-air pour l’hiver ?
Pour une maison de plain-pied dont l’isolation a été refaite, c’est envisageable. Avec des murs nus et des combles sans laine, un radiateur d’appoint pour les nuits de gel reste prudent.
Puis-je garder ma chaudière gaz en plus de la PAC air-air ?
Oui, les deux cohabitent très bien. La pompe à chaleur couvre la mi-saison et l’été, la chaudière reste disponible pour l’eau chaude et les journées les plus froides.
En hiver, entendra-t-on davantage le groupe extérieur ?
Guère plus : le groupe émet à peu près le même son en janvier qu’en août. À intervalles réguliers, il se dégivre quelques minutes, avec un léger souffle audible.